« Combien faut-il pour la retraite ? » Il n’existe pas de réponse unique, mais une méthode d’estimation en quatre étapes est souvent décrite. Cet article la présente à titre d’information; il ne constitue pas un plan personnalisé.
Étape 1 : le revenu cible
Un repère fréquent situe le revenu de retraite entre 60 % et 80 % du revenu d’avant la retraite. Certaines dépenses disparaissent (épargne, transport), d’autres peuvent augmenter (santé, loisirs). Le point de départ le plus concret reste les dépenses réelles, comme dans un budget.
Étape 2 : les revenus garantis
- Rente du Régime de rentes du Québec (RRQ) : selon les cotisations et l’âge de la demande.
- Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) : à 65 ans, sous conditions de résidence.
- Régime de retraite de l’employeur, le cas échéant.
Les chiffres exacts sont fournis par Retraite Québec et le gouvernement fédéral.
Étape 3 : l’écart à financer
| Exemple fictif | Annuel |
|---|---|
| Revenu cible (net) | 48 000 $ |
| RRQ + PSV estimés | − 26 000 $ |
| Écart à financer | 22 000 $ |
| Capital correspondant à un retrait de 4 % par an | ≈ 550 000 $ |
Le repère de 4 % n’est pas une garantie : marchés, inflation et durée de la retraite modifient le résultat. Les analyses sérieuses comparent plusieurs scénarios.
Étape 4 : les comptes utilisés
Le REER et le CELI sont deux des comptes les plus utilisés; leurs différences sont décrites dans REER et CELI. L’ordre des retraits à la retraite relève de la planification fiscale personnalisée.
L’effet du temps
Les intérêts composés font que la durée d’épargne pèse lourd : un même montant mensuel accumulé sur 35 ans produit un capital sensiblement plus élevé que sur 20 ans, à rendement égal. Cet effet est illustré par de nombreux simulateurs.
Pour aller plus loin : le relevé de participation à la RRQ, l’article sur les dettes et le module de projection de Fynzo.
